Microshading ou microblading : tu te demandes laquelle des deux techniques est faite pour tes sourcils ?
Tu cherches un maquillage permanent des sourcils, tu tombes sur deux noms qui reviennent partout : microshading et microblading. Les deux promettent un résultat naturel, des sourcils dessinés, une routine maquillage qui disparaît. Sur le papier, on dirait des frères jumeaux.
Ils ne le sont pas.
J’ai moi-même pratiqué le microblading pendant des années, à Nouméa, et j’ai fait une formation spécifique pour ça. Aujourd’hui dans mon salon à Toulon (où je suis installée depuis 3 ans), je ne le propose plus. J’ai fait le choix du microshading. Et je vais t’expliquer pourquoi, sans langue de bois.
Le microblading, c’est quoi exactement ?

Le microblading, c’est une technique qui simule des poils de sourcil en grattant la peau avec une lame composée de plusieurs micro-aiguilles alignées. La praticienne (ou le praticien) fait des entailles très fines, dépose du pigment dedans, et ça dessine un faux poil. Répété des dizaines de fois, ça donne l’illusion d’un sourcil fourni avec des poils dessinés un par un.
Origine : le microblading vient d’Asie, popularisé dans les années 2000, puis a explosé en Europe et aux États-Unis vers 2015. C’est devenu la tendance sourcil pendant plusieurs années.
Sur les premières semaines, le rendu est bluffant. Net. Précis. On voit chaque poil dessiné.
Le problème arrive vite après.
Pourquoi le microblading se dégrade aussi vite
Voilà ce que j’ai constaté sur mes propres clientes (parce que oui, j’en ai fait pendant des années) et sur celles qui sont venues me voir pour des corrections après des microbladings réalisés ailleurs :
Au bout de 6 mois, parfois même avant, les traits ne sont plus nets. La lame, même très fine, incise la peau. Ce n’est pas une piqûre ponctuelle comme une aiguille de tatouage classique, c’est une coupure linéaire. Le pigment déposé dans une entaille a tendance à baver. Les traits propres du début deviennent flous. Certains virent au gris-bleu (oxydation), d’autres au rosâtre.
La tenue « parfaite » du microblading, en réalité, c’est 6 mois grand maximum. Au-delà, on voit la dégradation.
Et il y a pire. Sur certaines peaux qui cicatrisent mal, le résultat est moyen dès le départ : on perd énormément de pigment pendant la cicatrisation, et il faut multiplier les retouches. À chaque retouche, on rouvre les mêmes entailles. Sur les peaux fines, mixtes ou matures, ça finit par fragiliser durablement la peau du sourcil — micro-cicatrices invisibles à l’œil nu mais bien présentes au toucher (peau légèrement fibreuse).
J’ai fini par me dire que je ne pouvais plus, en conscience, proposer cette technique. C’est pour ça que je ne fais plus de microblading à Toulon. Ça peut paraître commercialement bizarre de refuser une prestation que la clientèle demande encore. Mais je préfère proposer une technique dont je sais qu’elle ne dégradera pas la peau de mes clientes à 5 ou 10 ans.
Le microshading, c’est quoi alors ?

Le microshading (parfois appelé powder brows ou ombre brows) repose sur une logique complètement différente. Au lieu d’inciser, on dépose du pigment par micro-pointillage avec un dermographe (le même outil que pour un tatouage classique, mais réglé sur une fréquence et une profondeur ultra-précises pour le maquillage permanent).
Le rendu : un effet « poudré » doux, comme si tu venais d’appliquer un crayon à sourcils bien estompé. Et surtout, un dégradé travaillé sur la longueur du sourcil :
- Le début du sourcil (côté nez) : très clair, presque flou — exactement comme un sourcil naturel qui démarre en douceur.
- Le milieu : un peu plus marqué, mais on reste dans la nuance.
- La queue (vers la tempe) : la plus foncée, pour donner du tracé et structurer le visage.
C’est ce dégradé qui fait toute la différence avec un sourcil « tatoué uniforme » des années 90. Le résultat est doux, naturel, et le visage n’est pas figé.
Pas d’incision. Pas de lame. Que du pointillage.
Pourquoi je préfère cette technique
Trois raisons concrètes :
- La peau ne se fragilise pas. Le pointillage crée des micro-perforations qui se referment naturellement, sans laisser de cicatrice linéaire. Même après 2-3 retouches espacées dans le temps, la peau du sourcil reste intacte.
- Le vieillissement du pigment est plus joli. Au lieu de baver en traits flous comme le microblading, le microshading s’estompe progressivement de façon homogène. Quand il faut faire une retouche, on retravaille le sourcil sur une base « propre » qui n’est pas fragilisée.
- C’est adaptable à tous les types de peau. Y compris les peaux grasses (qui rejettent souvent le pigment du microblading) et les peaux matures (qui marquent plus avec une lame).
Pour les pigments, j’utilise ceux de Biotic Phocéa, un labo français avec lequel j’ai fait ma formation spécialisée. Pigments naturels, sans métaux lourds, conformes à la nouvelle réglementation européenne REACH (qui a viré pas mal de marques du marché depuis janvier 2022).
Microshading ou microblading : le tableau qui résume tout

Voici la comparaison directe pour t’aider à y voir clair :
| Critère | Microblading | Microshading |
|---|---|---|
| Outil | Lame de micro-aiguilles | Dermographe (machine) |
| Geste | Incision linéaire | Pointillage |
| Effet visuel | Poils dessinés un par un | Effet poudré dégradé (clair au début, foncé en queue) |
| Tenue parfaite | 6 mois maximum | 2 à 4 ans |
| Vieillissement | Bavures, virage de couleur | Estompage progressif homogène |
| Adapté aux peaux grasses | Non | Oui |
| Adapté aux peaux matures | Risque cicatrices | Oui |
| Risque cicatrices | Élevé après 2-3 retouches | Faible |
| Disponible chez Kanea Toulon | Non | Oui |
Note importante : le tableau parle des techniques, pas des praticiens. Un microblading fait par quelqu’un de très expérimenté sur une peau jeune et résistante peut donner un super résultat les premiers mois. Mais sur la durée, sur la majorité des peaux, le microshading reste plus respectueux. C’est mon avis professionnel après plusieurs années de pratique des deux techniques.
Combien ça coûte, le microshading à Toulon ?
Au salon Kanea, le microshading des sourcils est à 250 euros, retouche incluse. La première séance dure environ 1h30 à 2h, retouche après 4 à 6 semaines pour fixer le travail. Après ça, la couleur tient en moyenne 2 à 4 ans selon ton type de peau, ton exposition au soleil et ta routine soin.
C’est un investissement, oui. Mais quand on calcule le coût d’un crayon à sourcils refait tous les matins pendant 3 ans, on s’y retrouve largement. Sans parler du temps gagné et du confort de se réveiller « déjà maquillée ».
Pour celles qui hésitent encore entre les techniques de maquillage permanent, j’ai détaillé toutes les options dans mon guide complet sur le maquillage permanent à Toulon (sourcils, lèvres, eye-liner, comparaison des méthodes).
Comment se déroule une séance de microshading dans mon salon
- Consultation : on prend le temps de discuter de la forme, de la couleur, du résultat souhaité. Le dessin préparatoire est réalisé directement sur toi le jour du rendez-vous : on l’ajuste ensemble, en regardant la forme de ton visage et tes sourcils naturels, jusqu’à ce que ça te plaise. Pas de surprise.
- Préparation : nettoyage de la zone, photo « avant » (pour comparer après).
- Pigmentation : la séance dure 1h30 à 2h. Tu sens des picotements, c’est totalement supportable.
- Soins post-séance : je t’accompagne avec une crème cicatrisante à appliquer pendant la phase de cicatrisation (environ 7 à 10 jours). En ce moment, j’offre la Cicaplast Baume B5 de La Roche-Posay grâce à mon partenariat avec la marque, jusqu’à épuisement de mon stock. Pas de pansement, pas de film, cicatrisation à l’air libre.
- Retouche : 4 à 6 semaines après la première séance, on retravaille pour fixer la couleur et corriger les zones où le pigment a moins pris. C’est inclus dans le prix.
Pour la durée du maquillage permanent : entre 1 et 4 ans pour les sourcils selon ta peau.
À qui je déconseille le microshading (parce que c’est important de le dire)
Je vais être franche : la technique n’est pas miracle, et il y a des cas où je refuse de la faire.
- Tu prends des anticoagulants : le pointillage saigne plus, le pigment prend moins bien. On en parle ensemble avant.
- Tu as une dermatose active sur la zone (eczéma, psoriasis, herpès récidivant) : on attend que ça soit calme.
- Tu es enceinte ou tu allaites : par précaution, on attend.
- Tu cherches un effet « poil par poil » hyper réaliste : le microshading donne un effet poudré, pas un effet poils. Si c’est l’effet poils que tu veux absolument, je suis honnête, ce n’est pas ma technique. Dans ce cas je préfère te diriger vers une technique mixte (combo nano-pigmentation + shading) plutôt que vers le microblading classique.
Pour les cas particuliers (cicatrice, alopécie, asymétrie marquée), j’utilise plutôt la nanopigmentation qui permet un travail ultra-précis. Si ça te concerne, jette un œil à mon article sur la nanopigmentation des cicatrices.
Questions fréquentes sur le microshading et le microblading
Le microshading, ça fait mal ? Pas vraiment. On ressent des picotements, comparables à une vibration légère sur la peau. La plupart de mes clientes me disent que c’était moins désagréable que ce qu’elles imaginaient. La zone des sourcils n’est pas la plus sensible du visage.
Combien de temps dure le résultat ? Entre 2 et 4 ans pour les sourcils en microshading. Ça dépend de ta peau (les peaux grasses gardent moins longtemps), de ton exposition au soleil (le soleil fait virer les pigments plus vite) et de ta routine soin (les acides type vitamine C, rétinol et acides de fruits accélèrent l’estompage).
Est-ce que je peux passer du microblading au microshading ? Oui, c’est même une demande très fréquente au salon. On commence par évaluer l’état de la peau et la couleur résiduelle du microblading. Selon les cas, on attend que l’ancien travail s’estompe ou on travaille par-dessus directement. Une consultation préalable est obligatoire pour qu’on regarde ça ensemble.
Vous proposez le microblading aussi à Kanea ? Non, plus aujourd’hui. J’ai pratiqué cette technique pendant plusieurs années à Nouméa après avoir suivi une formation spécifique. À l’usage, j’ai constaté que la tenue parfaite ne dépassait pas 6 mois et que la peau se fragilisait à force de retouches. J’ai fait le choix professionnel de ne plus la proposer. Le microshading donne des résultats plus durables et respecte la peau.
Et si je veux quand même un effet poils visibles ? On peut faire un microshading « dense » sur la base + quelques traits de nanopigmentation par-dessus pour l’illusion poils. C’est ma technique mixte préférée pour celles qui veulent un rendu plus réaliste sans passer par le microblading.
Vous êtes située où exactement ? Le salon Kanea Tattoo & Beauty se trouve au 3 rue Ferdinand Brunetière, niveau -1 (sous-sol), 83000 Toulon. Parking Mayol juste à côté. Sur rendez-vous, via WhatsApp au 07 86 74 65 33 ou par email à kanea.skin@gmail.com. J’accueille aussi des clientes de La Seyne-sur-Mer, La Valette, Hyères et toute l’agglomération toulonnaise.
À propos de Karine — Kanea Tattoo & Beauty Tatoueuse et spécialiste en maquillage permanent. J’exerce dans mon salon à Toulon depuis 3 ans, après plusieurs années de pratique à Nouméa. Formée chez Biotic Phocéa pour les pigments naturels et à la méthode VGlow de nanopigmentation avec Kelen Bauck. J’accompagne mes clientes en pigmentation des sourcils, des lèvres (candy lips) et de l’eye-liner dans mon salon au 3 rue Ferdinand Brunetière, niveau -1, 83000 Toulon. Sur rendez-vous.

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